"N'a de convictions que celui qui n'a rien approfondi" Cioran
Pour la France, la culture est une arme d’influence à l’étranger. Et la francophonie, domaine présidentiel pendant les années Chirac, en est l’étendard.
Alors lorsque l’hebdomadaire le plus prestigieux du monde ose dire que cette culture est morte, on pense aussitôt à qui profite le crime... D’autant plus que personne n’avait jusque là remarqué le cadavre !
Au-delà du discrédit auquel s’expose le Times en montant un dossier branlant (et un marronnier, qui plus est, pour la presse anglo-saxonne) sur une certitude mal assénée (non lieu fautes de preuves, monsieur le procureur), il y a pourtant quelques vérités qui sont toujours bonnes à dire : la francophonie se casse la gueule (notamment en Afrique, en Extrême-Orient, et, dernièrement… en Belgique !!!), le clanisme culturel (qui est aussi un effet pervers des subventions publiques) ne permet pas d’assurer un renouvellement du milieu artistique, et l’exigence dont nous sommes à raison si fiers, « cette exception française » qui nous est si chère, s’exporte mal.
Mais qu’importe ! Le monde entier peut bien nous enterrer encore et encore, force est de constater que les français éprouvent une étrange fierté proche du patriotisme (assez spécifique à la France : serait-ce donc là la véritable exception française ?) à chaque éclair du génie français à l’étranger. Et que cette seule surprise amusée (qui a fait l’unanimité des commentateurs français) à la lecture du Times montre que la patine de notre culture ne risque pas de s’user de sitôt (du moins, pas à nos yeux !).
P.S: pour savoir de quoi meurt la culture française , voir l'article du Times: http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,1686532,00.html